En plus de naviguer par le Menu principal, il vous est possible de lire plusieurs articles en cliquant sur le bouton des CATEGORIES.

Les compositeurs du XIXe siècle pour le saxophone

Dans cette page vous retrouverez les premiers compositeurs qui ont écrit pour le saxophone. Période de la fin du romantisme :

Jean-Babtiste Singelée Jérôme SavariJean-Babtiste Victor-Mohr Louis-Adolphe Mayeur Raymond Moulaert

JEAN-BAPTISTE SINGELÉE (1812-1876) Chef d’orchestre et compositeur né à Bruxelles. Violoniste, il joue dans divers orchestres (dont celui de l’Opéra comique de Paris), Puis tient le violon solo au Théâtre Royal de Bruxelles. Il dirige ensuite les orchestres des Théâtres Royaux de Gand et de Bruxelles. Compositeur prolifique, il est entre autres l’auteur de deux concerti et de nombreuses Fantaisies pour violon, de diverses pièces instrumentales et de musique de Ballets (pour le théâtre de la Monnaie). Il semble que Singelée, proche ami de Sax, qu’il avait côtoyé lors de ses études à l’École Royale de Musique en 1828, a été l’un de ceux qui le poussèrent à développer particulièrement les quatre saxophones principaux (ceux qui composent le Quatuor). Il est le seul en effet avec Demerssemann à s’être intéressé à tous les membres de la famille, tant comme soliste (il écrit pour chacun d’eux, en tout une trentaine de fantaisies et autres Soli de concours pour les examens finaux de la classe du Conservatoire) qu’au sein du quatuor. Ceci semble d’ailleurs conforme au projet initial de l’inventeur, car le premier instrument qu’il a réalisé était un baryton (qui fut entendu dans l’Hymne Sacré de Berlioz dès 1842!), ce qui interroge sur l’hégémonie postérieure du saxophone alto.

LE PREMIER QUATUOR OP 53 édité en 1857, est probablement la première oeuvre écrite pour cette formation instrumentale, dont Singelée est l’initiateur et le promoteur. Cette pièce, différente du reste de sa production, affecte une écriture que l’on pourrait qualifier de post-classique, dotant ainsi le répertoire de saxophone d’une ouverture sur le style en faveur du XIX siècle.

JÉROME SAVARI (1819-1870) Né à Paris, il a longtemps été confondu avec Jean-Nicolas Savary (facteur d’instruments si réputé qu’il a été appelé « le stradivarius du basson »), probablement parce que les catalogues d’éditions mentionnent son nom (sans prénom) indifféremment sous les deux orthographes. Après s’être engagé comme musicien (clarinettiste?) sur une frégate, Savari revient à Paris en 1842, date de l’installation de Sax dans la capitale française. C’est certainement à ce moment qu’il se familiarise avec le saxophone soprano, sans doute avec l’inventeur. Mais il ne fera jamais parti de la classe du Conservatoire, puisque celle-ci n’est ouverte qu’en 1857, date à laquelle il est nommé Chef de Musique au 34ème de Ligne. Ses états de services soulignent ses qualités de bon Harmoniste et de compositeur et son haut niveau d’instruction. Il fait huit campagnes à la tête de sa musique, notamment en Italie et en Afrique, et meurt en service à Bayonne. Sa production musicale pour saxophone (dédiée à divers militaires de carrière) est assez importante: 3 Fantaisies avec piano, et 7 ensembles, du duo à l’octuor. Adolphe Sax l’a édité de 1861 à 1862.

JEAN-BAPTISTE-VICTOR MOHR (1823-1891) Il est salué par les différents journaux de l’époque comme l’un des cornistes parisiens les plus talentueux: son éviction en 1862 de la Société de Concerts au Conservatoire – parce qu’il avait osé jouer avec Pasdeloup – crée un véritable scandale. Il est plus tard nommé soliste de l’opéra, professeur au Conservatoire, et la critique l’encense en tant qu’auteur d’une méthode réputée. Compositeur, disciple de Michèle Carafa et ami de Sax (à qui il dédie son quatuor), il est l’auteur de diverses méthodes pour cor, ainsi que pour d’autres instruments à vent. Il fait de nombreux arrangements pour les nouvelles formules de musique, fanfares et harmonies militaires préconisées par Sax, dont il assure la direction. Tout comme Arban (cornet), Klosé (clarinette) et Dermessemann (flûte), il fait partie de cette phalange d’instrumentistes de premier ordre dont l’inventeur sut s’attacher le talent, et à qui il commanda (et publia) des pièces à vocations didactiques ou concertantes.

LOUIS-ADOLPHE MAYEUR (1837-1894) Clarinettiste d’origine Belge, élève de Klosé, Sax lui commande diverses Fantaisies de 1869 à 1872. Il acquiert une grande popularité en tant que saxophoniste solo de l’Opéra (où il jouait également de la clarinette basse) et par sa position de chef d’orchestre des Concerts du Jardin d’Acclimatation. Fétis le décrit comme « l’un des plus habiles virtuoses du saxophone qui existe à Paris ». Mais il est publié dès 1876 chez Buffet-Crampon, l’un des adversaires les plus acharnés de l’inventeur (plusieurs procès en témoignent). Sax s’inquiète en 1883 « de ce qu’un artiste (Mayeur?) ait pu songer à me déposséder d’une position (professeur de saxophone) qui est ma création » dans une lettre du directeur du Conservatoire, qui étaye la thèse d’une rivalité entre les deux hommes. 
Malgré le titre, on ne connait pas d’autres pièces de cet auteur pour quatuor de saxophone : de sa production, quantitativement très importante, seuls subsistent des duos, un quintette, divers arrangements en trio, de très nombreuses Fantaisies sur des airs d’opéra pour saxophone et piano, et une célèbre méthode encore disponible aujourd’hui.

RAYMOND MOULAERT (1875-1962) Compositeur, pianiste et professeur belge, il étudia au Conservatoire de Bruxelles, où il sera aussi enseignant (pendant 43 ans). Il est spécialement apprécié pour ses cours de contrepoint, qu’il prodigue à la chapelle Musicale Reine Élizabeth. Musicologue, il supervise l’édition L’ »Alceste » de Lully en 1932. Il est élu membre de l’Académie Royale de Belgique en 1955, et reçoit en 1958 le Prix Quinquennal du Gouvernement Belge. Son oeuvre fait une large part à la Mélodie, proche du style Fauré; orchestrateur de style plutôt Bartokien, il utilise des techniques de variations de formes strictes. On lui doit également un « Tango- Caprice » pour saxophone et orchestre écrit en 1942.

Présentation du quatuor « Ars Gallica », un ensemble qui est composé de Jérôme Bartaluci, Serge Bertocchi, Claude Héraud et Hervé Saillard.

TITRE DU CD: L’aube du saxophone, Musiques originales du XIX siècle pour quatuor de saxophones.

Écoutez : 1e quatuor IV Allegretto / Interprète : Quatuor de saxophones « Ars Gallica » / ÉTIQUETTE: Ligia digital
ARTISTES: /NUMÉRO DU CD: Lidi 0106044-96 « pure digital »  

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Haut de page

Next post »

Leave a Reply